Toxicité buccale des médicaments

Une origine médicamenteuse des symptômes endobuccaux sont rarement évoqués.

22/02/2017

« Il faut déterminer le médicament inducteur et demander sa substitution »

Interview

Et si c’était un médicament ? De nombreux symptômes buccaux peuvent être induits par des médicaments. L’imputabilité potentielle d’un traitement reste néanmoins trop rarement évoquée en pratique clinique. Rencontre avec les auteurs de Toxicités buccales des médicaments.

Vous venez de publier un ouvrage consacré à la toxicité buccale de certains médicaments : pensez-vous que les chirurgiens-dentistes ne soient pas assez sensibilisés à cette question ?
Devant un symptôme endobuccal, une origine médicamenteuse reste encore, en pratique, rarement évoquée. Et la multiplicité des nouvelles thérapeutiques rend la tâche encore plus difficile !

Tous les effets indésirables des médicaments n’ont pas la même incidence, quels sont ceux que le chirurgien-dentiste est susceptible de voir le plus couramment ?
Les réactions lichénoïdes, la xérostomie ou la dysgueusie sont sans doute les toxicités orales auxquelles le chirurgien-dentiste peut être le plus fréquemment confronté. Une origine médicamenteuse doit être systématiquement évoquée dans ce contexte.

Parmi les effets indésirables, la xérostomie (sècheresse de la bouche) est la plus fréquente : quelles sont les premières actions à mener par l’omnipraticien ?
La première action est d'évaluer la fonction salivaire par un certain nombre de tests : stimulation manuelle des glandes, test au morceau de sucre, test du lac salivaire, etc. Ensuite, chaque fois que cela est possible, il faut déterminer le médicament inducteur et demander sa substitution. Enfin, prodiguer des conseils de stimulation salivaire et prescrire un sialogogue.

Le livre est un véritable guide, d’usage très pratique : comment avez-vous travaillé et quel est votre message aux lecteurs ?
L’objectif premier était de sensibiliser le clinicien à la possibilité d’une origine médicamenteuse, et ce quel que soit le symptôme. Ceci doit s’inscrire devant toute démarche étiologique. Afin d’aider le chirurgien-dentiste, les principaux médicaments inducteurs ont été individualisés, par symptôme. Une place privilégiée aux nouvelles thérapies a également été faite.


Propos recueillis par Emmanuelle Lionnet

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