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Manifestation à Rennes sous l'impulsion des CCDeLi de Bretagne

Manifestation à Rennes sous l'impulsion des CCDeLi de Bretagne.

14/06/2017

La mobilisation initiée par les CCDeLi obtient un large écho

Contre le règlement arbitral

C’est un beau succès médiatique qu’ont obtenu mardi 13 juin les CCDeLi. Les manifestations de chirurgiens-dentistes organisées devant les CPAM d’une quinzaine de départements ont été largement relayées dans les journaux et sur les ondes locales et nationales.

Dans plusieurs départements, la mobilisation des chirurgiens-dentistes a été importante. Ils étaient 1000 à Rennes, 60 à Versailles, 60 à Niort (sur les 130 des Deux-Sèvres), 50 à La Rochelle (sur les 400 en Charente-Maritime), la moitié des praticiens de l’Eure à Evreux, 150 à 200 à Pau… En parallèle des manifestations, des cabinets dentaires ont fermé dans une douzaine de départements pendant la semaine : la CCDeLi a recensé la fermeture de 8 cabinets sur 10 en Ille-et-Vilaine, 7 sur 10 à Bordeaux, 60 à Caen, 20 à Angers…

La parole aux praticiens

Dans la presse et sur les ondes, les manifestants expliquent leur mouvement et pourquoi ils s’opposent au règlement arbitral. « On veut faire croire que les soins dentaires sont chers, c'est l'argument utilisé pour vulgariser cette réforme. Mais en réalité, c'est la part remboursée par la Sécurité sociale qui diminue », explique Anne-Sophie Denis, praticienne dans les Deux-Sèvres. « Les patients paieront moins cher mais pour quelle qualité ? » interroge Matthieu Delbos qui exerce à Versailles. Il poursuit : « l’État ferait mieux de s’inquiéter de la prévention qui permettrait de faire des économies à long terme ». Le plus important, c’est surtout de rembourser les soins les plus modernes et les « moins destructeurs », demande Catherine Boule qui exerce au Porge...

Défendre la qualité

Julien Carbona, l’un des quatre initiateurs de la première CCDeLi à Rennes, se félicite de la forte mobilisation des confrères pendant la journée et de son impact médiatique, alors qu’on lui avait prédit un fiasco. Il apprécie aussi le changement de ton des média. « Ils ont compris que nous défendons l’idée de la qualité. On ne parle plus des plafonds prothétiques. Ce que l’on veut, c’est de pouvoir offrir aux patients des soins de qualité en adéquation avec les données acquises de la science. Le cadre contraint du règlement arbitral nous empêche de le faire correctement. Au-delà du refus du règlement arbitral, on demande de bâtir une nouvelle convention. »

La menace du déconventionnement

Les CCDeLi ont aussi lancé d’autres actions. Elles agitent la menace du déconventionnement. Un huissier a été mandaté pour recevoir les lettres de déconventionnement des chirurgiens-dentistes du département d’Ille-et-Vilaine. Sur les 615 praticiens du département, 300 lui ont déjà adressé leur courrier. « Un vrai signe de malaise », note Julien Cardona. Il ajoute : « Bien sûr, on ne souhaite pas exercer hors convention. Mais si on ne nous laisse pas le choix, si c’est le seul moyen de continuer à exercer selon des principes éthiques et de qualité, on sera obligé d’y aller », regrette le jeune praticien. Il est prévu que lorsque 80 % des chirurgiens-dentistes du département auront adressé leur courrier à l’huissier, une assemblée générale décidera de leur dépôt ou non à la CPAM. L’Isère et plusieurs autres départements ont lancé une opération similaire.

Une action qui s’ajoute à la mobilisation et qui n’est sans doute pas étrangère au rendez-vous fixé hier par le préfet avec les initiateurs de la CCDeLi d’Ille-et-Vilaine pour le 17 juin.

UN RASSEMBLEMENT INÉDIT À RENNES

À Rennes, plus de 1000 chirurgiens-dentistes selon la CCDeLi ont défilé pendant 1h30 dans le centre ville. Les praticiens d’Ille-et-Vilaine ont été rejoints par une centaine de praticiens du Morbihan, des délégations du Finistère et de Mayenne ainsi que des étudiants, des assistantes dentaires et des prothésistes.

Sur le podium en fin de parcours, plusieurs intervenants se sont succédé, dont des candidats aux législatives (LR, UDI, REM, FI) des 8 circonscriptions du département qui avaient manifesté leur soutien avant le premier tour, les initiateurs des différentes CCDeLi présentes ainsi que l’intersyndicale du département. « Ici, les trois syndicats sont main dans la main. On parle d’une seule voix. Il faudrait que ce qui se passe chez nous ait un effet rebond au niveau national », plaide Julien Cardona. « Seul un travail concerté de l’ensemble des représentants de la profession pourra donner un résultat fiable », affirme celui qui représente la CNSD en Ille-et-Vilaine et qui est aussi l’un des quatre confrères à l’origine de la coordination dans le département.

Anne-Chantal de Divonne

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