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Plaque dentaire

La plaque dentaire des fumeurs contiendrait de plus en plus de métaux lourds

04/11/2017

Davantage de métaux lourds dans la plaque dentaire des fumeurs

Recherche et prévention

Fumer augmenterait l'accumulation de métaux lourds dans le tartre dentaire. Pour objectiver ce risque, des chercheurs ont opté pour l'étude de la plaque dentaire supra-gingivale en raison de la concentration plus importante que dans le tartre infra-gingival.

En analysant qualitativement le tartre dentaire des patients fumeurs, une étude pilote a cherché à définir si cette méthode pouvait venir en aide à la surveillance des patients exposés chroniquement aux patients exposés chroniquement aux métaux lourds. Les chercheurs des universités de Kocaeli et Konya en Turquie ont mesuré les niveaux de métaux lourds accumulés sur la plaque dentaire supra-gingivale de 15 fumeurs (plus de 20 cigarettes par jour depuis plus de 5 ans) par spectrométrie de masse à plasma à couplage inductif (ICP-MS). Ils les ont ensuite comparés avec les résultats obtenus sur 14 patient non-fumeurs. Étaient exclus les autres critères tels que l'exposition professionnelle aux métaux lourds ainsi que la restauration dentaire par amalgames.

Séchés à 50°C puis réduits en poudre, les résidus de tartre prélevés ont été ensuite soumis à une digestion acide et enfin analysés par ICP-MS, en aveugle. Il en a résulté que « certains métaux toxiques tels que l'arsenic (p < 0.05), le cadmium (p < 0.05), le plomb (p < 0.01), le manganèse (p < 0.01) ou encore le vanadium (p < 0.01) étaient de manière significative présents en plus fortes concentration dans la plaque dentaire des fumeurs que chez les non-fumeurs. Tandis que pour les autres métaux les teneurs étaient équivalentes (p> 0.05) dans les deux groupes », comme le notent les chercheurs. Par ailleurs, d'autres éléments comme le sodium, le calcium, le potassium, le fer et le phosphore se retrouvaient en plus grande quantité chez les fumeurs.

La preuve étant ainsi apportée que le tartre supra-gingival peut être modifié par un facteur externe comme le tabac, la surveillance d'une exposition aux métaux lourds pourrait ainsi être effectuée par l'analyse qualitative par spectrométrie de masse à couplage inductif de la plaque dentaire. Et ce à moindre coût puisque le tartre représente un échantillon biologique facilement accessible.

Marie Luginsland

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