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05/06/2018

A 90% des voix « pour » à la CNSD et 76% à l’UD

La CNSD et l’UD en faveur de la convention

Après deux ans de négociations, la signature d’une nouvelle convention dentaire pourrait intervenir d’ici à trois semaines. Réunis le 2 juin en assemblée générale, les élus de la Confédération ont voté à 90% en faveur de la signature. La veille, le conseil d’administration de l’UD votait « pour » à 76%.

Après deux ans de négociations, la signature d’une nouvelle convention dentaire pourrait intervenir d’ici à trois semaines. Réunis le 2 juin en assemblée générale, les élus de la Confédération ont voté à 90% en faveur de la signature. La veille, le conseil d’administration de l’UD votait « pour » à 76%. « Cette convention est totalement nouvelle car elle engage un autre type de pratique », a mis en avant le président de la CNSD, Thierry Soulié, en évoquant des actes davantage préventifs et moins invasifs pour conserver l’organe dentaire et les tissus attenants. Une convention qui inscrit également la chirurgie dentaire dans une politique médicale d’accompagnement des patients diabétiques et handicapés.

Un texte clivant

Le président de la CNSD a reconnu que le texte conventionnel est « très clivant » dans la profession parce qu’il demande aux praticiens de « revenir sur des actes de liberté en échange de revalorisations qui seront toujours insuffisantes ». D’ou la nécessité de continuer à faire évoluer les actes préventifs pour mettre en place le parcours préventif… Et d’insister sur le fait que cette convention « n’est qu’une étape ». Le panier RAC 0 qui « demande un effort conséquent » de la profession ne « nous a pas facilité la tâche ! », a aussi remarqué le responsable syndical.

Au total, l’impact de la convention sera très variable d’un cabinet à l’autre. Les cabinets urbains seront plus impactés. Certains vont devoir changer totalement leur activité ou fermer. Le président de la CNSD a dit « comprendre » les difficultés pour certains praticiens. Toutefois, convention ou pas, « le RAC0 allait de toute façon s’imposer » et « la convention va certainement les protéger, même si dans un premier temps, ils le ressentent de façon douloureuse ».

Mais Thierry Soulié s’inscrit en faux contre la menace brandie par les opposants à la convention de dérive vers une dentisterie de mauvaise qualité : « Je ne veux pas entendre parler de panier RAC0 sans qualité. Il n’est pas concevable qu’un professionnel de santé puisse faire autre chose que de la qualité. Les niveaux de qualité seront différents d’un panier à l’autre ».

« L’accord massif » de la CNSD en faveur de la convention « cache beaucoup d’inquiétudes pour l’avenir », a de son côté remarqué Catherine Mojaïsky, ancienne présidente de la CNSD. Le règlement arbitral imposé par Marisol Touraine reste dans les mémoires. Et les confrères s’interrogent sur la confiance à accorder aux interlocuteurs institutionnels et sur l’application du texte dans le futur. « Qu’est ce qui prouve que les revalorisations promises seront appliquées, demandent-ils. Ils craignent de n’avoir que les contraintes sans les avantages. »

En tout cas, pour Thierry Soulié, si les craintes devenaient une réalité, la CNSD sortirait de la convention.

Un panier RAC0 dès 2020

L’application du panier RAC0 initialement prévue en 2022 a été avancée et doit être appliquée progressivement en deux étapes, en 2020 et 2021. « Nous tenions à cette progressivité car il n’est pas sain d’annoncer un rac 0 aux patients qui pourraient être tentés d’attendre. »



Le règlement arbitral a-t-il pesé dans la décision ?

Thierry Soulié : Il serait malhonnête de dire que la menace du règlement arbitral n’a pas influé. Mais nous n’allons pas signer une convention par défaut. On assume le choix et on le portera.

Catherine Mojaïsky: On préfère continuer le dialogue plutôt que de laisser la main aux pouvoirs publics et à l’Etat. Même si on sait que l’on pèse peu, on a une part d’impact. Contrairement aux opticiens et aux audioprothésistes qui vont subir une baisse de leurs tarifs sans contrepartie, la profession a obtenu des choses en échange, même si elles sont insuffisantes.



Anne-Chantal de Divonne

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