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etudiants

23/10/2018

Bien-être pendant les études dentaires

Les étudiants tirent la sonnette d’alarme

Une enquête réalisée par l’UNECD sur les réseaux sociaux entre le 20 mai et le 4 juin dernier, et qui a recueilli les réponses de 44,63 % des étudiants, soit 3 146 réponses, dresse le constat d’un « mal-être alarmant » dans les facultés odontologie.

C’est « le stress » (39 %) qui arrive en tête des mots qui qualifient le mieux l’état d’esprit des étudiants, suivi cependant par "la satisfaction" (19 %), « l’enthousiasme » (18 %), mais aussi « la démotivation » (12 %), « l’indifférence » (5 %) et « le désespoir » (3 %). Pour 4 % des étudiants cependant, les études dentaires sont du bonheur. Le quart des étudiants reconnaît avoir déjà eu recours à des stupéfiants ou des psychotropes pour leurs études.

La note de bien être donnée par les étudiants se situe à 5,7/10 en moyenne pour la faculté, légèrement plus élevé que pour le centre de soins ou elle atteint 4,97/10. Ces résultats s’avèrent inférieurs à ceux de la précédente étude réalisée en 2015 mais qui n’a jamais été publiée. La possibilité de redoublement est le phénomène qui impacte le plus le moral des étudiants à la fac. Cette crainte génère un stress des travaux notés. Mais les étudiants évoquent aussi un stress dû à la pression exercée sur la rapidité d’exécution des gestes, au manque d’explication ou encore à l’absence de barème connu.

Le stress des quotas cliniques

En centre de soins, ce sont les quotas cliniques qui engendrent le plus de stress car ils provoquent « une vraie pression sur les rendements, ne favorisent pas l’apprentissage et créent une sensation de devoir négliger les relations patient/praticien », relève l’étude.

La prise en charge des patients est aussi « souvent » à « très souvent », une source de stress pour 40 % des étudiants. La moitié des étudiants considèrent qu’ils manquent de préparation aux actes thérapeutiques et à la relation patient/praticien avant l’entrée en clinique.

L’enquête met enfin en lumière le fait que 843 étudiants ayant répondu ont été victimes ou témoins de sexisme à la faculté et 70 % des étudiants disent avoir été victimes ou témoins de dévalorisation ou d’infériorisation au centre de soins.

Dans la foulée de son étude, l’UNECD formule une série de 10 propositions « simples mais efficaces ». Parmi les solutions évoquées on note la nomination d’un vice doyen par fac qui aurait comme mission prioritaire le bien-être étudiant, le lancement d’une reflexion autour de la validation des acquis et des compétences, une communication éclaircie sur le sujet du redoublement, une meilleure préparation des étudiants à la relation patient-praticien, la mise en place de cours sur la gestion du stress ou encore une formation à la pédagogie de tous les enseignants.

Anne-Chantal de Divonne

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