Implant n° 2 du 01/05/2011

RECOMMANDATIONS

Sarah MILLOT*   Jean-Luc CHARRIER**  


*Département d’Anatomie
fonctionnelle, UFR Odontologie,
Université Paris Descartes
Service d’Odontologie, Hôpital
Bretonneau, APHP Paris
sarahmillot@yahoo.fr
**Département d’Anatomie
fonctionnelle, UFR Odontologie,
Université Paris Descartes
Service d’Odontologie, Hôpital
Bretonneau, APHP Paris
jean-luc.charrier@parisdescartes.fr

INTRODUCTION

Les maladies cardio-vasculaires sont dans le monde et en France la première cause de morbidité et de mortalité. L’OMS indique que l’athérosclérose et la thrombose combinées ont été responsables de plus de 55 millions de décès pour la seule année 2000 dans le monde. Le nombre de patients traités par antiagrégant plaquettaire et antivitamine K pour la prévention primaire ou secondaire de ces pathologies est en constante augmentation.

Le...


Résumé

La prévention primaire ou secondaire du risque d’athérosclérose et de thrombose par traitement antiagrégant plaquettaire (APP) et/ou antivitamine K (AVK) est actuellement nécessaire pour un nombre toujours croissant de patients. La Société francophone de médecine buccale et chirurgie buccale, en partenariat avec la Société française de cardiologie, a édité en 2005 et 2006 des recommandations sur la prise en charge des patients bénéficiant de ces traitements [1, 2].

La structure hospitalière reste requise dans le cadre de risque de saignement augmenté :

– patient bénéficiant de traitement bithérapie APP ou d’association AAP et AVK,

– patient sous AVK dont l’INR n’est pas stabilisé à 3 sur les trois derniers tests,

– intervention à risque hémorragique majoré, extractions multiples, régularisation importante de crêtes, dents incluses compliquées, etc.

Les patients sous monothérapie AAP ou sous AVK dont l’INR est stabilisé dans une fenêtre thérapeutique inférieure à 3 (et qui représentent la grande majorité de ces patients) peuvent bénéficier d’interventions de chirurgie ambulatoire dans le cadre de l’omnipratique. La condition est de s’assurer de la capacité de l’équipe soignante à mettre en œuvre des procédures d’hémostase locale. Celles-ci doivent être graduées en fonction de l’évaluation peropératoire des saignements au niveau de la plaie. Il ne s’agit pas d’un acte unique mais d’une succession d’attitudes et de précautions.

Le chirurgien-dentiste « généraliste » doit pouvoir sélectionner des interventions de chirurgie réalisables en dehors d’un contexte hospitalier, mettre en œuvre des procédures d’hémostases locales adaptées et communiquer avec les communautés de patients et de professionnels de santé sur les recommandations de prise en charge.

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