téléconsultation

18/09/2018

Téléconsultation

Depuis le 15 septembre, la téléconsultation médicale est accessible à tous

Au terme de dix ans d’expérimentations et de financements dérogatoires, un avenant à la convention des médecins posant le cadre légal et les conditions pratiques est entré en application.

Un médecin peut désormais proposer à ses patients une consultation à distance pour une situation médicale qu’il juge adaptée. Les téléconsultations sont facturées aux mêmes tarifs que les consultations classiques mais elles doivent s’inscrire dans le parcours de soins coordonné. Ainsi, le médecin doit toujours connaître son patient. Il détient son dossier médical et connaît son parcours. Cela implique au moins une consultation physique dans les 12 mois précédents la téléconsultation. Exception est faite pour les spécialistes que l’on peut consulter en accès directe. Et si le médecin traitant n’est pas disponible, le patient doit se rapprocher d’une organisation territoriale de soins pour obtenir une téléconsultation. Ces règles conditionnent le droit au remboursement et excluent la prise en charge via des plateformes commerciales.

Nouveaux outils

Chaque téléconsultation est nécessairement réalisée par vidéotransmission par l’intermédiaire d’une plateforme certifiée par la CNIL (Commission nationale de l’information sur les libertés). Le médecin envoie le lien sécurisé directement au patient qui se connecte via un ordinateur, une tablette, ou un smartphone équipé d’une webcam. Les patients non équipés ou peu familiers de l’utilisation de ces technologies peuvent se faire assister d’un professionnel de santé, une infirmière ou des soignants de proximité. Il est envisagé de mettre des espaces dédiés dans les pharmacies ou les maisons de santé.

À quand dans le domaine dentaire ?

Ce qui vaut pour les médecins n’a pas encore d’équivalent dans le domaine dentaire où l’on en reste pour le moment au stade expérimental. Et encore. Les ARS freinent leur financement car la loi réserve la télémédecine aux médecins. Mais des évolutions sont probables. Des expérimentations menées jusqu’à présent par le CHU de Montpellier dans des Ehpad et des territoires désertifiés devraient s’ouvrir prochainement aux praticiens libéraux.

Anne-Chantal de Divonne

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