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28/02/2019

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Matériaux de restauration utilisés pour les remontées de marge

Matériaux de restauration utilisés pour les remontées de marge, un article de Gabrielle Kouassi, Anthony Atlan et Tchilalo Boukpessi paru dans le numéro 338 de Clinic en septembre 2015.

La technique de remontée de marge consiste à réaliser un comblement partiel d’une perte de substance coronaire, dans sa partie la plus cervicale, afin de déplacer en position plus supragingivale des marges prothétiques qui seraient intrasulculaires. Elle répond à un principe de préservation tissulaire car elle favorise l’indication et la réalisation de restaurations indirectes collées (du type inlay, onlay ou overlay) sur les dents fortement délabrées. Afin de garantir une longévité suffisante à cette base intermédiaire, le choix des matériaux employés et des protocoles décrits s’appuie sur l’analyse du vieillissement des matériaux et de la spécificité de la région cervicale.

La remontée de marge, décrite par Dietshi et Spreafico dès 1998 [1], est une technique de préparation dentaire par addition, au même titre que le comblement des contre-dépouilles des parois, à l’aide de résine composite. L’objectif principal est de faciliter les étapes de réalisation prothétique afin d’optimiser la qualité de la prothèse et, par conséquent, sa longévité. C’est également un outil en faveur de la préservation tissulaire car elle étend les indications des restaurations partielles (inlays, onlays, overlays), y compris pour les dents dépulpées.

La situation des marges en intrasulculaire compliquent les étapes de réalisation d’une prothèse collée [2] :

  • besoin de rétraction et d’hémostase gingivale lors de la prise d’empreinte ;
  • difficulté de réalisation de la prothèse provisoire ;
  • mauvaise lisibilité du profil d’émergence et du détourage par le prothésiste ;
  • inflammation gingivale due à la temporisation (excès de ciment, marges en surcontour) ;
  • rebord gingival qui recouvre la marge prothétique ;
  • difficulté de mise en place du champ opératoire ;
  • épaisseur importante de la pièce prothétique qui atténue l’efficacité de la lampe à photopolymériser ;
  • élimination des excès de colle et polissage du joint prothétique difficiles.
Grâce à la remontée de marge, le praticien peut aisément contrôler ces paramètres. En effet, le délabrement dentaire encore non compensé ouvre l’accès aux instruments (fouloirs et fraises) : il est ainsi plus aisé de disposer le matériau sur une faible hauteur et de réaliser ensuite ses finitions.


Extrait de l'article Matériaux de restauration utilisés pour les remontées de marge paru en septembre 2015, dans le n°338 de Clinic.

Anne-Chantal de Divonne

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