05/10/2020

Limiter les conséquences économiques du Covid-19

Il est encore difficile d’estimer précisément à quelle hauteur pourrait se chiffrer la perte de revenus des chirurgiens-dentistes libéraux en raison de la crise épidémique. Néanmoins les syndicats sont montés au créneau…

Dans le cadre du plan de relance présenté par le gouvernement début septembre, les CDF avaient fait quatre propositions suite à une sollicitation du ministre des PME, Alain Griset. Deux de ces demandes visent à soutenir l’emploi dans les cabinets. Les CDF demandent la suppression de la taxe sur les salaires – ou au moins le même abattement que les centres de santé. Il souhaite également la levée de l’interdiction d’avoir plus d’un seul et unique collaborateur par cabinet, là encore par souci d’égalité de traitements avec les centres de santé. S’agissant de la question de l’investissement, le syndicat plaide pour que le seuil d’amortissement pour l’acquisition du petit matériel passe de 500 à 1 000 euros. « Cela permettrait de moderniser les cabinets, explique Thierry Soulié, président des CDF. On peut penser aussi aux porte-instruments rotatifs ou aux lampes à photopolymériser, par exemple, qu’on change plus souvent qu’auparavant ». Enfin, les CDF souhaitent aussi, dans une idée de simplification administrative, l’intégration dans l’actuel dispositif « titre emploi service entreprise » (TESE) de toutes les contributions et taxes payées par les employeurs « de façon à simplifier la gestion du salariat des TPE autant que celle du chèque emploi services universel ». Si ces propositions, dont certaines sont récurrentes, n’ont pas été retenues dans le plan de relance, le syndicat espère toujours une réponse favorable, à terme, du ministère de l’Économie.

La Fédération des syndicats dentaires libres (FSDL) a, de son côté, adressé un courrier au Directeur général de la santé, Jérôme Salomon, pour lui demander un assouplissement de la doctrine des règles d’éviction pour les cas ou suspicions de Covid, au même titre que les pharmaciens d’officine, afin de « ne pas interrompre la reprise des soins bucco-dentaires ».

Enfin, le syndicat Union dentaire s’était également penché, cet été, sur les conséquences de la pandémie pour l’activité dentaire. En juillet, il publiait les résultats d’une enquête à laquelle avait participé plus de 3 000 praticiens. Plus de 80 % de la profession y répondait avoir repris son activité, le 11 mai, premier jour du déconfinement. Mais 41 % des praticiens estimaient alors perdre encore entre 30 et 50 % de leur activité à ce moment. En effet, plus de la moitié faisait également état de « difficultés à exercer leur activité depuis la reprise » pour des raisons de « contraintes et protocoles sanitaires » (39 % des répondants), de « gestion des demandes des patients » (18 %), de « rythme de travail » (15 %) ou de « rentabilité » (13 %). C’est pourquoi le syndicat réclame la négociation avec l’Assurance maladie d’un nouvel avenant à la convention dentaire permettant la mise en place d’une majoration des actes afin de couvrir le coût des équipements de protection individuels (EPI) et le temps passé au protocole sanitaire, en particulier l’aération après les soins nébulisants. Pour l’heure, l’Assurance maladie négocie avec les médecins libéraux. Aucun calendrier n’a encore été établi pour les chirurgiens-dentistes.

Véronique Hunsinger

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