23/02/2021

L’OMS encourage la prévention en santé bucco-dentaire

L’Organisation mondiale de la santé invite ses États membres à faciliter l’élaboration et la mise en œuvre de systèmes de surveillance et de suivi efficaces afin de prévenir les pathologies, comme les caries ou les parodontopathies.

Dans une résolution adoptée le 21 janvier dernier, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) constate que « les affections bucco-dentaires, dont plus de 3,5 milliards de personnes sont atteintes, restent très répandues et étroitement liées aux maladies non transmissibles, entraînant une charge sanitaire, sociale et économique considérable » et, « bien qu’il y ait eu des améliorations notables dans certains pays, la charge des affections bucco-dentaires demeure particulièrement élevée parmi les membres les plus vulnérables de la société ».
Elle note par ailleurs que « 2,3 milliards de personnes ont des caries dentaires non traitées sur les dents définitives, que plus de 530 millions d’enfants souffrent de caries dentaires non traitées sur les dents de lait, que 796 millions de personnes sont atteintes de parodontopathies » et que « c’est chez les enfants en situation de vulnérabilité que les taux de caries précoces sont les plus élevés ». Elle souligne aussi que « les cancers de la cavité buccale sont parmi les cancers les plus répandus dans le monde et entraînent 180 000 décès chaque année ».

Réorienter l’approche curative traditionnelle

Sachant tout cela, l’OMS invite instamment les États membres « à réorienter l’approche curative traditionnelle, fondamentalement axée sur les pathologies, et à développer une approche favorisant la prévention, permettant de repérer les risques, et de prodiguer des soins complets et inclusifs en temps utile ». Elle appelle « à promouvoir l’élaboration et la mise en œuvre de politiques visant à favoriser des modèles efficaces relatifs aux personnels pour les services de santé bucco-dentaire », à « faciliter l’élaboration et la mise en œuvre de systèmes de surveillance et de suivi efficaces », à « cartographier et à suivre la concentration de fluor dans l’eau potable », mais aussi à « renforcer la prestation de services de santé bucco-dentaire dans le cadre de l’ensemble de services de santé essentiels qui permettent d’assurer la couverture sanitaire universelle ».
L’OMS souhaite par ailleurs élaborer, d’ici à 2022, en consultation avec les États membres, un projet de stratégie mondiale sur la lutte contre les affections bucco-dentaires, et établir d’ici à 2023, sur la base de cette stratégie mondiale, un plan d’action pour la santé publique bucco-dentaire, assorti d’objectifs mesurables clairs à atteindre d’ici à 2030. Elle veut y englober « la lutte contre le tabagisme, la consommation de la chique de bétel, la mastication de noix d’arec et l’usage de l’alcool, ainsi que l’odontologie communautaire, la promotion de la santé et l’éducation sanitaire ainsi que la prévention et les soins curatifs essentiels en tant qu’outils de base permettant à tous d’avoir une bouche saine ». « Ce plan d’action doit également prévoir le recours aux moyens offerts par la technologie numérique moderne dans le domaine de la télémédecine et de la télé-odontologie », précise l’OMS.

Anne-Gaëlle Moulun

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