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02/11/2021

CONSERVER UN MAXIMUM DE TISSU DENTAIRE SAIN

Différents outils permettent de diagnostiquer et de traiter une lésion carieuse. En limitant le volume des cavités et des préparations, le clinicien s’inscrit dans une dynamique globale d’économie tissulaire et d’interventions a minima. Marin POMPERSKI décrit comment affiner le diagnostic, contrôler les préparations et optimiser les techniques adhésives qui permettent de conserver plus de tissus pour, in fine, conserver plus de dent plus longtemps.

En 2009, Gil Tirlet et Jean-Pierre Attal ont développé le concept de gradient thérapeutique dans le cadre des traitements esthétiques. En classant les traitements des plus conservateurs au plus invasifs, cette approche a placé l’économie tissulaire comme un élément central de la démarche diagnostique et thérapeutique.

Cette réflexion peut être étendue à tous les domaines de l’odontologie y compris à celui du traitement des lésions carieuses. Dans cette perspective, limiter le volume des cavités répond à cette volonté d’économie tissulaire et d’interventions a minima. Mais d’autres éléments déterminent les dimensions, les limites et la morphologie d’une cavité de restauration.

Dans certaines situations, pour répondre aux cahiers des charges d’une restauration en termes d’esthétique, de résistance mécanique, de longévité ou d'étanchéité du joint, il peut être nécessaire de faire un arbitrage entre ces différents paramètres et d'éliminer plus de tissus sains.

Pour répondre à cette problématique, il est nécessaire de mener une réflexion sur le diagnostic des lésions, la préparation des cavités et la mise en place des restaurations en favorisant des procédures adhésives.

Ces trois points sont développés dans le présent article dont l’objectif est de montrer une approche conservatrice raisonnée car la conservation ne doit pas s’ériger en dogme absolu.

Les connaissances et les technologies dont nous disposons aujourd’hui nous permettent d’atteindre un niveau ultra-conservateur de l’émail et de la dentine. Toutefois, certains gestes soustractifs sont encore nécessaires pour la préservation de la dent dans son ensemble ou encore pour la réussite esthétique. Les connaissances histo-anatomiques, une approche biomimétique ainsi que le respect des protocoles adhésifs aujourd’hui bien codifiés garantissent que ces choix restent raisonnés et minimalement invasifs. Le but de nos traitements est non pas de conserver le moindre prisme d’émail mais bel et bien de préserver l’esthétique et la fonction de l’intégralité de l’organe dentaire pour le plus longtemps possible.

Face à ces atteintes, les enjeux pour la longévité des restaurations seront la rétention, la gestion des plaies pulpo-dentinaires et parodontales, l’étanchéité et le renforcement mécanique des structures résiduelles.

Conserver un maximum de tissu 

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