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12/10/2021

Des mesures pour améliorer les carrières hospitalo-universitaires

Améliorer l’accompagnement des débuts de carrière ainsi que la rémunération et faciliter l’exercice hospitalo-universitaire, tels sont les objectifs des ministres de la Santé et de l’Enseignement supérieur, qui ont annoncé cet été des mesures sur l’attractivité des carrières hospitalo-universitaires. Des annonces « cohérentes », mais pas forcément suffisantes.

Cet été, Olivier Véran, ministre des Solidarités et de la Santé, et Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation ont annoncé une série de mesures dédiées à l’amélioration de l’attractivité des carrières de maîtres de conférence des universités–praticiens hospitaliers (MCU-PH) et de professeurs des universités-praticiens hospitaliers (PU-PH).

« Pour accompagner la préparation aux concours et l’entrée dans la carrière hospitalo-universitaire, plusieurs dispositifs faciliteront désormais l’accomplissement des périodes de mobilité s’inscrivant dans les prérequis des concours », ont indiqué les ministres. « Ce plan d’ensemble prévoit à cette fin de valoriser les doubles cursus sciences/santé au cours du 2e cycle des études de santé, de renforcer le dispositif de l’année-recherche au cours du 3e cycle des études de santé, et d’ouvrir la possibilité, déjà prévue dans les disciplines hors santé, de solliciter des chaires de professeurs junior ».

Par ailleurs, les ministres prévoient de rénover et assouplir le cadre statutaire hospitalo-universitaire (droits à congés et autorisations d’absence, couverture assurance-maladie pour les personnels non-titulaires et exercice à temps partiel de droit ou pour convenance personnelle).

Du côté des financements, près de 43 millions d’euros seront mis sur la table pour une revalorisation des émoluments hospitaliers :

- suppression des 2 premiers échelons et création de 2 échelons en sommet de grille pour les MCU-PH ;

- suppression du premier échelon et création d’un échelon en sommet de grille pour les PU-PH ;

- augmentation de la participation des employeurs hospitaliers aux plans d’épargne-retraite souscrits sur la base du volontariat par les praticiens HU et création d’une prime d’enseignement et de recherche spécifique.

MANQUE DE COMMUNICATION SUR CES CARRIÈRES

Pour Alexandre Vigne, président de l’Union nationale des étudiants en chirurgie dentaire (UNECD), « les étudiants partagent le constat d’un manque d’attractivité des carrières hospitalo-universitaires. Tous les postes ouverts pour la filière odontologie n’ont pas été pourvus cette année », souligne-t-il. Pour lui, « les mesures prises par les ministères sont cohérentes, mais nous avons l’impression que ce sont surtout des mesures pour les hospitalo-universitaires déjà en place et pour nous, le problème est plus bas dans l’échelle, au niveau du recrutement ».

Il pointe aussi un « manque de communication sur ces carrières, méconnues des étudiants ». Pour y remédier, l’UNECD plaide pour la mise en place de journées de l’odontologie, dédiées à la promotion de ces carrières et de la recherche, comprenant des visites de laboratoire. « Notre proposition a été appuyée par la conférence des doyens et la mise en place de telles journées est normalement prévue au cours de l’année 2022, en fonction du contexte sanitaire », prévoit Alexandre Vigne.

Par ailleurs, il note « un certain fossé entre la qualité de vie d’un praticien hospitalier et celle d’un praticien de ville, en terme de revenus notamment. Nous aimerions que des moyens soient davantage mis sur la table pour le recrutement et pour garder les professionnels dans cette filière ».

Anne-Gaëlle Moulun

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