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23/04/2021

L’AUTO-TRANSPLANTATION EN ENDODONTIE

Giulia Arcidiacono, Paul Laccourreye et Fleur Beres présentent une technique endo-chirurgicale moins consensuelle que les traitements classiques : l'auto-transplantation, qui présente aujourd'hui un taux de succès de 80 % à 2 ans post-opératoire.

Le traitement endodontique orthograde a fait ses preuves ; son efficacité ne fait plus l’objet de débat. Aujourd’hui, le taux de succès du traitement initial endodontique est de 96 % grâce à l’usage de la digue, de nouveaux instruments de mise en forme et à l’application de matériaux bioactifs. Néanmoins, un certain pourcentage d’échecs est toujours à déplorer.

Quand ces techniques ne sont pas envisageables ou qu’elles ont échoué, l’auto-transplantation peut être une thérapeutique à prendre en compte. Cette méthode a été décrite dès le XVIIe siècle par Pierre Fauchard, et a fait l’objet d’un intérêt croissant dans les années 1960. Éclipsée par l’avènement de l’implantologie pendant un demi-siècle, l’auto-transplantation retrouve aujourd’hui l’attention de la communauté internationale.

Néanmoins, l'absence de consensus scientifique à l'égard du protocole ralentit son utilisation quotidienne dans les cabinets, mais il est probable que dans les prochaines années, en essayant de rester toujours plus préservateurs, l'auto-transplantation sera plus souvent évoquée dans les possibilités thérapeutiques endodontiques.

La technique d’auto-transplantation

DEUX CAS CLINIQUES D’AUTO-TRANSPLANTATION

Dans l’article précédent, il a été démontré l’intérêt de l’auto-transplantation technique endo-chirurgicale consistant à extraire la dent de son alvéole et à réaliser en extra-buccal la résection apicale, la désobturation et la ré-obturation a retro avant de réimplanter.

Cette technique a un taux de succès de 97 % à 6 mois et se stabilise à 80 % de succès à 2 ans, ce qui la rend intéressante lorsque le retraitement orthograde et/ou rétrograde a été un échec.

L’auto-transplantation apparaît donc comme une technique endo-chirurgicale qui peut permettre la survie d’une dent sous réserve que cette technique complexe soit maîtrisée et appliquée uniquement lors de situations cliniques spécifiques (motivation du patient, racines fusionnées, échec thérapeutique).

L’auto-transplantation en images

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