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18/11/2021

LA PRÉVENTION AU CABINET DENTAIRE 

La prévention en dentisterie fait couler beaucoup d’encre : pas assez prise en charge, difficile à mettre en pratique, pas de personnels dédiés, moins rémunératrice… D’aucuns lui trouvent des défauts et se trouvent les excuses pour ne pas l’intégrer à leur quotidien. Pourtant, les bases scientifiques sont solides et les moyens nécessaires à la mise en pratique raisonnables. Marco MAZEVET et Valentin GARYGA nous livrent des outils pour améliorer la prise en charge préventive des patients.

Malgré l’évolution des données acquises de la science en prévention et contrôle des maladies de la sphère orale, la dentisterie est au point mort. Dans une publication du Lancet parue en 2019, le constat est sans appel pour le groupe de chercheurs en santé publique dirigé par Richard Watt : « Dans les pays industrialisés, l’approche dominée par le traitement curatif, de plus en plus sophistiquée technologiquement, interventionniste et spécialisée ne permet pas de résoudre les causes sous-jacentes aux maladies et les inégalités de santé et, dans les pays à revenu faible ou intermédiaire, les limitations de la dentisterie occidentale atteignent leur paroxysme ».

Ce constat sévère fait écho à de nombreuses publications internationales plaidant pour une réorientation des systèmes de santé orale, à l’échelle mondiale. Les actes de prévention – même s’ils bénéficient de solides bases scientifiques – sont encore trop peu conduits en cabinet.

En France, 24 millions de soins restaurateurs sont effectués et plus de 6 millions de couronnes sont posées par an, pour moins de 100 000 applications de vernis fluorés, pourtant indiqués dans une majorité de cas.

Plusieurs facteurs peuvent expliquer cette situation : le développement professionnel continu, l’accessibilité et la compréhension des recommandations ou, encore, la rémunération des professionnels pour effectuer ces interventions.

Les différentes approches préventives reposent sur des bases scientifiques solides qui sont souvent méconnues par les praticiens. Cette revue narrative permet un aperçu global d’un corpus de concepts qui visent à être approfondis individuellement. Si ce travail est à effectuer par le praticien, d’autres facteurs systémiques empêchent la réalisation de ces actes en cabinet, telle que la rémunération des cabinets.

La tarification à l’acte, en particulier en l’absence de valorisation des stratégies suscitées, est actuellement inadaptée en France comme dans la plupart des pays dans le monde. Des réformes structurelles, via des systèmes de rémunération hybrides (rémunérant le praticien à la personne et pour la prévention) sont en cours d’expérimentation ou d’implémentation en Angleterre, au Pays de Galle, en Irlande du Nord, en Scandinavie et en Australie. En France, l’expérimentation EXPRESO débutera fin 2021 en Bretagne et Pays de la Loire pour valoriser la réalisation d’actes préventifs par le praticien, sous forme de forfaits adaptés au risque du patient.

QUELQUES OUTILS DE PREVENTION

Les dernières réactions

  • 13/11/2021 à 20:46
    Fab
    alerter
    comment participer à cet "EXPRESSO"?

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