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23/06/2021

MON PREMIER IMPLANT GUIDÉ

La chirurgie guidée est un outil incontournable dans une pratique implantaire. Bien que l’apprentissage soit rapide, le praticien doit néanmoins en connaître les limites. Pour obtenir des résultats reproductibles, cette technique précise doit être abordée en adoptant des guides pilotes, peu importe l’expérience de l’opérateur. Par Jérôme LIPOWICZ et Mathieu ROUSSET.

La pose d’un implant est un acte médical complexe, nécessitant des connaissances radiologiques, chirurgicales et prothétiques. La formation initiale et le développement professionnel continu ne dérogent pas à une approche fondamentale de l’implantologie consistant à placer un implant à main levée pour appréhender les sensations de forage et l’environnement du futur implant : rapports aux axes et positions des dents et implants adjacents, épaisseurs des tissus.

Pour autant, cette procédure rencontre vite ses limites dans les situations d’accès visuel ou instrumental difficile, lors du positionnement de multiples implants, dans les séquences d’extraction/implantation immédiate ou pour respecter scrupuleusement le futur couloir prothétique. De même, en l’absence de difficulté apparente, le risque de déviation entre la position planifiée et le résultat obtenu peut être élevé, et cela même chez un praticien expérimenté dont la reproductibilité des gestes ne peut être assurée.

L’implantologie assistée par ordinateur répond à un besoin de prédiction des résultats et de respect du projet prothétique. Elle n’est ni réservée aux praticiens débutants, ni interdite aux chirurgiens chevronnés. Elle est une technique exigeante, non dénuée de risques, dont les résultats sont influencés par de nombreux facteurs cliniques et de conception. Elle ne permet donc pas de passer outre les connaissances de base en chirurgie implantaire et de poser aveuglément des implants, l’opérateur devant rester alerte.

L’implantologie assistée par ordinateur est un ensemble complexe de techniques pour simplifier le traitement chirurgical et prothétique. Une première approche requiert la sélection d’un cas dit simple, comportant par exemple une crête cicatrisée depuis plus de 6 mois avec un accès visuel et instrumental aisé, tel un site prémolaire maxillaire du côté de l’opérateur. L’abandon d’un guide en per-opératoire doit toujours être envisagé comme un geste de bon sens. La chirurgie guidée pilote est fortement recommandée avant d’aborder l’emploi d’une séquence complète d’instruments.

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