11/09/2019

REFORMER LES URGENCES

Vers la création d’un « service d’accès aux soins » (SAS)

Pour réformer les urgences en crise depuis plusieurs mois et alors que près de 250 services sont en grève, la ministre de la Santé, Agnès Buzyn a mis sur la table 754 millions d’euros pour la période 2019 à 2022, afin de mettre en œuvre 12 mesures d’un « pacte de refondation des urgences ». Au cœur du dispositif, la création d’un « service d’accès aux soins » impliquant la médecine libérale.

La mesure prioritaire de ce plan est la mise en place d’ici à l’été prochain, d’un service d’accès aux soins (SAS) en amont des urgences pour répondre, conseiller et informer à distance 24H/24 à une demande de soins.

Ce service accessible en ligne et par téléphone permettra au patient d'avoir, en fonction des besoins et de l’urgence, un conseil médical, la possibilité de prendre rendez-vous avec un généraliste dans les 24 heures, une téléconsultation, une orientation vers un service d’urgences ou la possibilité de recevoir une ambulance.

Ce service sera doté d’un outil en ligne cartographiant les structures disponibles à proximité, les cabinets médicaux ou para médicaux, les pharmacies de garde, les services d’urgence.

La ministre donne deux mois aux acteurs, professionnels de santé libéraux, hospitaliers et services de secours, pour proposer un cahier des charges.

Les travaux seront menés dans le cadre des missions sur les urgences confiées au mois de juin à Pierre Carli, président du conseil national de l’urgence hospitalière, et au député Thomas Mesnier (LREM Charentes).

Impliquer les libéraux

Le plan ambitionne de mieux articuler les urgences avec la médecine de ville. Le développement des CPTS (communautés professionnelles territoriales de santé) va permettre de renforcer l’offre de soins sans rendez-vous dans les cabinets de ville.

Les CPTS seront « soutenues financièrement et disposeront de six mois pour initier une organisation des soins sans rendez-vous dans leur territoire, puis de 18 mois pour la rendre totalement effective », a indiqué la ministre. L’installation de 50 MMG (maisons médicales de garde) est prévue à proximité des services d’urgence les plus importants (plus de 50 000 passages par an).

La médecine de ville disposera des mêmes outils de prise en charge que les urgences. Ainsi un SAMU pourra, sous certaines conditions, déclencher un transport sanitaire pour emmener un patient vers un cabinet libéral. Pour abolir les freins d’accessibilité financière, le tiers payant sera obligatoire sur la part assurance-maladie, dans le cadre de la garde des médecins de ville et des MMG.

Parmi les autres mesures, on notera que la ministre s’est fixé l’objectif d’un « zéro passage aux urgences » d’ici 5 ans pour les personnes âgées grâce à un renforcement de la prise en charge médicale et soignante au sein des Ehpad.

Il est ainsi prévu de déployer des équipes mobiles de gériatrie supplémentaires fin 2019 et de généraliser des infirmiers de nuit mutualisés en Ehpad à compter de 2020. Par ailleurs, la vidéo à distance sera intégrée dans tous les SAMU début 2020.

Anne-Chantal de Divonne

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