13/11/2020

RAC0 : quel impact ?

« Les trois quarts des Français ont entendu parler de la réforme du 100% santé, mais beaucoup connaissent mal son contenu, en général et dans le domaine dentaire en particulier »…

C’est l’une des conclusions d’une enquête Harris Interactive pour l’Observatoire des parcours de soins des Français du réseau Santéclair rendu public en octobre. Pourtant, la réforme, entrée en vigueur de manière progressive depuis 2019, poursuit son bonhomme de chemin, notamment dans le domaine des prothèses dentaires.

Ainsi, entre janvier et juin 2020, 48 % des prothèses posées appartiennent au panier à reste à charge nul et 20 % au panier à reste à charge modéré. « Ce résultat est encourageant et témoigne de la bonne appropriation de la réforme tant par les professionnels que par les patients » commente la Direction de la Sécurité sociale (DSS) du ministère de la Santé qui souligne aussi que la période, marquée par le premier confinement, a probablement ralenti la montée en charge de la réforme. Une analyse confirmée par le sondage dans lequel 79 % des personnes interrogées estiment que les dispositions de cette réforme dans le domaine dentaire sont satisfaisantes.

Il y apparaît également que 20 % des patients seraient encore enclins à s’orienter vers des soins à tarifs libres s’ils devaient avoir besoin d’une prothèse dentaire, tandis que 50 % s’orienteraient vers des soins prothétiques à reste à charge modéré et 29 % vers des soins prothétiques sans aucun reste à charge « même s’ils devaient accepter des concessions sur le choix du matériau de la prothèse ».

Globalement, les tarifs pratiqués par le chirurgien-dentiste sont le 3e critère le plus important de choix du praticien par le patient, juste après l’hygiène du cabinet et la prise en compte de la douleur.

Le cabinet d’analyse économique Xerfi-Precepta a publié une autre étude, à la rentrée, dans laquelle il entrevoit une « montée en puissance progressive du dispositif reste à charge zéro à compter de 2021 ». Il prédit également que la réforme va « se traduire par une remise à plat des rapports de forces entre les complémentaires santé et les acteurs de santé, les premiers ayant tout intérêt à étendre leur activité aux actes d’implantologie ». L’implantologie ne fait en effet pas partie du panier de soins du « 100 % santé », même si celui-ci a vocation à évoluer progressivement selon la DSS.

Véronique Hunsinger

Les dernières réactions

  • 21/11/2020 à 10:35
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    Cette mesure est vraiment intéressante pour les patients qui jusqu’ alors ne consultaient pas pour des raisons financières MAIS les commandes de prothèses dentaires en Asie, Turquie, Maghreb etc vont exposées, la prothèse dentaire française sera boudée comme c’ est déjà le cas depuis des années sans que le patients soit averti !!!.
  • 21/11/2020 à 15:38
    stop à l'hypocrisie
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    On oblitère toujours et toujours le fait qu'avant de faire de la prothèse, il faut soigner les dents, que les soins, si mal rémunérés soient-ils, sont toujours remboursés à 100%....
    Alors serait-ce réellement le cout des prothèses qui prohiberait leur réalisation ?
    La solution est de plus dans l'article, car le 1er critère de choix d'un dentiste et donc d'un traitement dentaire est la prise en compte de la douleur.
    Et les moutons dentistes continuent de se laisser tondre…et tondre…
  • 21/11/2020 à 16:15
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    Cette musique est bien connue depuis des décennies : les soins sont trop peu rémunérés !!, tout à fait OK, alors pourquoi ne pas défendre les interêt d’ une profession sans être obligé de se rabatte sur la prothèse en lui appliquant un benefice exagéré ou en profitant d’ une importation afin de gonfler la rentabilité : je n’ arrive pas à comprendre d’ autant qu’ en médecine le commerce n’ a pas sa place ..... mais enfin vieille querelle !!!, les moutons ne sont pas ceux dont vous parlez .
  • 21/11/2020 à 20:12
    un peu de lucidité
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    vous n'avez pas compris le sens de mon propos: avant de faire de la prothèse soit disant onéreuse donc inaccessible, il faut d'abord soigner avec des actes qui eux sont totalement pris en charge. Le problème de l'accès aux soins n'est donc pas lié au cout de la prothèse, relisez attentivement l'article de Mme HUNSINGER.
    Et ça marche puisque la part des actes prothétiques ne représente en Suède que 6% de la globalité des actes. Par ailleurs pour votre gouverne, une endo molaire en Suède est honorée à hauteur de 525€ pour le même travail qu'en France, on est d'accord. Là-bas il y a moins de foyers infectieux! (source DREES 2018 prenez le temps de rechercher sur le net c'est très instructif)
    Enfin, pour conclure il est dommage que vous considériez l'obligation de se 'rabattre" sur la prothèse du fait de la faible honorabilité des soins comme vu ci-avant, il est temps d'actualiser votre musique connue depuis des décennies!! Pour ma part la nécessité de réalisation de nos actes ne s'applique que suite à une indication médicale, ce que les patients comprennent tout à fait comme la nécessité de faire appel à des matériaux et techniques éprouvées pour réaliser leurs prothèses (pour ma part franco-françaises) et donc des couts y afférents. Donc dans ce cas exit les prothèses made in Taiwan.
    Et les dentistes de malheureusement continuer toujours de se faire tondre….
  • 21/11/2020 à 21:39
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    Je connais parfaitement cette argumentation pour l’ entendre depuis plus de 50 ans......
    Si’ il est question de tontes alors parfait le froid arrive...... peut - être pas assez d’ Electricite alors il y aura de la laine pour tricotter des pulls: merci à vous tous misérables.

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