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16/06/2021

Encore un centre dentaire fermé par l’ARS

Ce sont divers manquement à la qualité et à la sécurité des soins, ainsi que des plaintes de patients, qui ont conduit l’ARS de Bourgogne à fermer le centre Proxidentaire de Chevigny-Saint-Sauveur, le 9 juin dernier pour 2 mois. La mesure de suspension est assortie d'une mise en demeure de la direction du centre de remédier aux manquements constatés dans un délai de 2 mois.

Le centre Proxidentaire de Chevigny-Saint-Sauveur, en Bourgogne, ouvert en juin 2020, a été fermé le 9 juin 2021 par arrêté du directeur général de l’ARS. Les Chirurgiens-Dentistes de France alertent sur les dérives de ces centres associatifs et appellent les pouvoirs publics à prendre des mesures fortes pour protéger les patients.

« Une fois encore, plusieurs milliers de patients, ayant bénéficié de soins douteux dans une boulangerie convertie en centre dentaire, se retrouvent sur le carreau. Ces manquements portent notamment sur la qualification du personnel, les règles d’hygiène et de désinfection, mais aussi les règles de distanciation et les mesures de prévention élémentaires liées à l’épidémie de COVID », précisent les Chirugiens-dentistes de France (CDF) dans un communiqué.

Pour le Dr Marco Mazevet, chirurgien-dentiste de santé publique et délégué général des CDF, c’est « malheureusement encore un épisode de centre dentaire. Cela fait des années que nous alertons sur les potentielles dérives et il y a encore ce genre d’incident qui conduit à la fermeture du centre par l’ARS. Le problème c’est que cela laisse des milliers de patients sur le carreau, qu’il faut prendre en charge par la suite », déplore-t-il.

LE SYNDICAT RÉCLAME DES CONTRÔLES RENFORCÉS

Les CDF en appellent à des mesures qui permettent de respecter la sécurité sanitaire et les règles de la profession. « La profession a mis des règles en place sur le nombre de collaborateurs, la publicité, etc. Mais on voit qu’il y a parfois un affranchissement total de ces règles par des centres, qui n’ont pas de notions de déontologie ou d’éthique médicale », pointe le Dr Mazevet.

Pour mettre fin à ces dérives, le syndicat réclame :

- le rétablissement de l’agrément préalable des ARS avant l’ouverture d’un centre de santé, en se fondant sur l’étude du projet de santé. Celle-ci comporte des critères-socles sur l’accessibilité géographique, financière, sociale et temporelle ;

- l’alignement des règles déontologiques des professionnels exerçant au sein des centres de santé sur celles applicables aux praticiens libéraux ;

- la régulation des activités des centres de santé qui ne doivent pas être pratiquées « comme un commerce » (disposition déjà prévue pour les médecins et les chirurgiens-dentistes).

- en parallèle, l'assouplissement des contrats de collaboration en exercice libéral afin de permettre l’emploi de plus d’un collaborateur en cabinet. « Cette disposition est de fait désuète et provoque une asymétrie de réglementation entre les libéraux et les centres », note le Dr Mazevet.

Anne-Gaëlle Moulun

Les dernières réactions

  • 26/06/2021 à 11:12
    Sourire
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    À quand la fin du business dans le secteur dentaire, à quand le contrôle d’ experts - de Sâges pour qu’ enfin l’ argent ne soit plus Roi dans ces disciplines ??!!!.
  • 26/06/2021 à 13:28
    Moi
    alerter
    Faut pas rêver!!
    Les instances publiques ne feront RIEN pour enrayer la propagation des Centres
    Rappelez vous que dans son programme en vue de son premier mandat présidentiel MR MACRON annonçait les prothèses dentaires et auditives « gratuites » pour tous
    Gratuites certes pour le patient mais pas pour la collectivité !! La qualite pas grave : on recommence gratuitement: pas de problème !!
    Que va t il trouver pour la démagogie de son futur deuxieme mandat??
  • 26/06/2021 à 14:59
    Zouk
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    Il y a quelques années, j’ai été amené à assurer une formation pour un nouveau système de rotation continue à l’intention des dentistes d’un centre dentaire du 93. Comme j’annonçais que ce produit permettait d’éviter la fracture instrumentale sans changer le timing (entre 1 heure et 1h30 pour une molaire), le responsable du centre m’a rétorqué que leur timing était de 20 minutes puisque la SS couvrait les frais pour ce temps-là : « Il suffit d’abattre les parois à l’aide d’une fraise diamantée gros grain puis d’utiliser une séquence de 3 instruments rotatifs puis obturation ». Comme je faisais remarquer qu’une telle méthode s’avérait insuffisante et risquée (infections bactériennes dans les 10 ans) la réponse m’a sidéré : «  Dans 10 ans on ne sera plus là ! »
  • 26/06/2021 à 15:32
    Guy
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    nos gouvernements successifs ont depuis 30 ans fermé les yeux.. résultat des mecs comme moi de 67 ans prennent leur retraite sans succession..
    C'est juste un problème d'argent pour former de nouveaux professionnels. Trop tard..
  • 26/06/2021 à 20:58
    Socrate
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    Depuis. Que l’Etat a introduit l’entrée de commerces dentaires a priori pour soigner l’indigent la consommation de soins prothétiques n’a jamais été aussi élevée .
    Ces centres commerciaux ne relevant pas du conseil de l’Ordre des CD …la voie est libre .
    Aucun contrôle de l’activité de chaque salarié.,,,

    Alors il serait temps que les différents ARS fassent des contrôles d’activité de ces commerces pour leur donner un peu d’éthique.
  • 26/06/2021 à 21:04
    Zouk
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    Les centres dentaires c’est richard Ferandi président du parlement.
  • 28/06/2021 à 22:36
    sourire
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    Mais depuis des lustres, années 60, les mutuelles embauchent des dentistes sans aucune réaction défavorable.
    Ok pour contrôler MAIS contrôler tous les cabinets aussi: ce business est phénoménal !!!.
  • 07/07/2021 à 09:32
    michèle
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    A Lyon rue des Frères Lumières nous avons 2 centres dentaires rien que cela !!! Avec des pancartes de 2 mètres de haut et 3 mètres de large pour leur visibilité . Pourquoi doit on tolérer cela
    Nous nous avons droit à une petite plaque réglementé
    A lyon même ces centres poussent comme des champignon mais pas dans les désert médicaux
  • 19/07/2021 à 10:20
    rustaud 06
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    Je me suis fait soigner dans un de ces centre et j n'ai rien à leur reprocher. Bons soins, propres , organisés , pas de radios supplémentaires pour ruiner la sécu et pour ruiner notre santé suites aux rayons. De prix affichés et respectés.
    C'était simplement enfin accessible,
    L'ordre des dentistes est certainement jaloux et veut continuer à se faire du fric sur les sans dents.
    Honte à eux.
    Je comprends que beaucoup de personnes se rendent à l'étranger.
    Viviane Biri

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