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17/05/2022

Financement des séquelles bucco-dentaires 

Depuis 2019, le collectif Femmes de Santé met à l’honneur chaque année 13 femmes pour les initiatives de santé qu’elles portent. Cette année, Nathalie DELPHIN, présidente du SFCD, est distinguée pour son projet de prise en charge financière des séquelles bucco-dentaires pour les femmes victimes de violences intrafamiliales.

NATHALIE DELPHIN DISTINGUÉE PAR FEMMES DE SANTÉ

« Depuis 2013, le SFCD est impliqué auprès de la Mission interministérielle pour la protection des femmes contre les violences et la lutte contre la traite des êtres humains (MIPROF). Nous y représentons les chirurgiens-dentistes et avons travaillé sur une formation obligatoire pour les praticiens. Je me suis formée et je forme maintenant d’autres acteurs, comme les gendarmes », explique Nathalie DELPHIN, présidente du Syndicat des femmes chirurgiens-dentistes (SFCD).

Le collectif Femmes de santé vient de la distinguer pour son projet de prise en charge financière des séquelles bucco-dentaires pour les femmes victimes de violences intrafamiliales. « Dans sa patientèle, un chirurgien-dentiste voit 1 femme victime de violences par jour », souligne Nathalie DELPHIN. Le visage, la bouche et les dents sont souvent les premières cibles des agresseurs. « 70 % des coups sont portés sur la face. Or, les coups sur les dents sont invisibles au premier regard et ne sont pas ou peu pris en charge par l’Assurance maladie. Lorsqu’il s’agit de soigner les victimes on se retrouve souvent dans une solution inextricable car les patientes n’ont pas les moyens de se payer ces soins ! Ces femmes sont aussi victimes de violences administratives et financières », s’insurge la présidente du SFCD.

FONDS SPÉCIFIQUE POUR LES VICTIMES

Les séquelles en cas de traitement non-immédiat peuvent être irréversibles : dents fracturées, cassées, nécrosées et donc perdues. « Les femmes victimes ne peuvent plus manger, sourire, parler et peuvent avoir des difficultés à respirer », énumère-t-elle.

Pour remédier à ce non-accès aux soins, le SFCD cherche à obtenir un fonds spécifique, comme il en existe pour les victimes d’attentats ou d’aléas thérapeutiques. « Ce fonds serait disponible pour les victimes de violences. Il serait public, et quand l’agresseur serait condamné il participerait à son financement », envisage Nathalie DELPHIN. « Nous avons des contacts avec les pouvoirs publics sur cette question et j’ai bon espoir que nous parvenions à obtenir ce fonds », ajoute-t-elle.

La distinction de Femmes de santé « va permettre de mettre en lumière tout ce que l’on a déjà fait et nous aurons une visibilité plus importante sur notre projet pour réussir », conclut-elle.

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