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26/05/2021

Régularisation des aides compensatoires Covid : les syndicats voient rouge

Pour régulariser les aides compensatoires versées en 2020, l’Assurance maladie a décidé d’opter pour la méthode globalisée pour toutes les professions de santé concernées par le dispositif d’indemnisation de perte d’activité (DIPA), au lieu d’une régularisation mois par mois. Une décision dénoncée par les CDF et l’Union dentaire.

Lors du premier confinement au printemps 2020, les chirurgiens-dentistes avaient obtenu le versement d’aides financières de l’Assurance maladie afin de compenser les charges fixes de fonctionnement pour leurs cabinets dentaires fermés. Cette avance perçue en 2020 devait faire l’objet d’une régularisation, mois par mois, en 2021. Mais l’Assurance maladie a décidé d’asseoir cette régularisation sur l’ensemble de la période, de mai à décembre, selon une méthode globalisée applicable à tous les professionnels de santé concernés par le dispositif d’indemnisation de perte d’activité (DIPA). Ainsi, ceux qui avaient demandé une aide sur la seule période d’inactivité, seront régularisés en incluant une ou des périodes pour lesquelles ils n’ont rien demandé.

PÉNALISÉS POUR AVOIR ACCEPTÉ DE SOIGNER PLUS

« Fin 2020, les Chirurgiens-Dentistes de France se sont opposés à toute méthode de calcul qui inclurait de manière globale les périodes de déclaration, notamment celle du post-confinement. En effet, malgré des contraintes sanitaires lourdes, les chirurgiens-dentistes ont mis les bouchées doubles pour faire face aux demandes de soins en forte augmentation », rappelle les CDF dans un communiqué. Il s’insurge du fait que les chirurgiens-dentistes « après avoir assumé pleinement leur rôle de santé publique et géré un nombre d’urgences important, se trouvent aujourd’hui pénalisés d’avoir accepté de soigner plus ! » Les CDF pointent une « attitude aussi inéquitable qu’injuste » qui « pénalisera de nombreux praticiens » et dénoncent « cette méthode purement comptable, contraire à l’esprit qui a prévalu lors de la mise en place du dispositif d’indemnisation de perte d’activité (DIPA) ».

L’Union dentaire déplore pour sa part un « mépris total de l’engagement pris par M. Nicolas Revel, directeur de la CNAM de l’époque et de l’effort fait par notre profession, pendant le confinement et après, en multipliant les heures pour soigner le retard pris sur les nombreux soins qui n’avaient pas pu être pris en charge pendant le confinement ». Pour l’Union dentaire, « c’est un cynisme scandaleux que de vouloir reprendre d'une main aujourd'hui ce qui avait été donné de l'autre au plus fort de la crise ».

Anne-Gaëlle Moulun

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