Diagnostic et prise en charge d'un nodule labial ulcéré - Clinic n° 05 du 01/05/2020
 

Clinic n° 05 du 01/05/2020

 

Le cas Clinic

Frédéric COURSON  

Wilfred, 11 ans, vient, adressé par un confrère, pour un retard dentaire et un problème de place au maxillaire (fig. 1). Les canines temporaires maxillaires ont été résorbées lors de l'évolution des incisives latérales permanentes.

Prise en charge thérapeutique

Les canines temporaires mandibulaires ont été extraites (fig. 2). On note la présence de 18 et...


Wilfred, 11 ans, vient, adressé par un confrère, pour un retard dentaire et un problème de place au maxillaire (fig. 1). Les canines temporaires maxillaires ont été résorbées lors de l'évolution des incisives latérales permanentes.

Prise en charge thérapeutique

Les canines temporaires mandibulaires ont été extraites (fig. 2). On note la présence de 18 et 28 en formation mais pas de 38 et 48 .

La téléradiographie de profil révèle une légère biproalvéolie avec classe 2 normodivergent et la position d'une langue basse (fig. 3). La décision thérapeutique, en accord avec les parents qui veulent le moins d'extractions possible, est d'extraire 54 et 64 et ensuite 14 et 24 pour pouvoir tracter 23 (13 étant mieux orientée). Un arc lingual est posé au niveau mandibulaire pour conserver le Lee Way.

Un dispositif de traction par double arc avec taquets est conçu avec deux bagues orthodontiques sur 16 et 26 (fig. 4).

Séquences thérapeutiques

Un lambeau est élevé et un taquet avec chainette/ressort collé sur 23 (fig. 5 et 6). La décision est prise de pas extraire 24 dans la même séance avant d'être sûr que la 23 ne soit pas ankylosée (fig. 7).

Un suivi radiologique à 3 et 6 mois (fig. 8 et 9) confirme le déplacement de la 23 et la 24 est alors extraite.

Une finition orthodontique est mise en place (classe 1 canine et classe 2 molaire thérapeutique) (fig. 10). 33 et 43 sont sur l'arcade (fig. 11).

Alternatives thérapeutiques

L'alternative aurait pu être les extractions de 34 et 44 pour finir en classe 1 molaire (mais la 38 n'existe pas ?) ou un recul de 16 et 26 pour permettre l'éruption de 13 et 23 sans aucune extraction de prémolaires.

À lire

  • Korbendau JM. Les dents incluses : traitement orthodontique et chirurgical. Quintessence International, 2013.
  • Société Française de Stomatologie, Chirurgie Maxillo-Faciale et Chirurgie Orale. Prise en charge d'une canine incluse. Recommandations de Bonne Pratique, Juillet 2015. www.sfscmfco.fr/
En conclusion

La prise en charge des retards d'éruption des canines maxillaires est complexe et doit tenir compte d'un certain nombre de paramètres cliniques et radiologiques. Certains choix thérapeutiques sont souvent des compromis en accord avec le patient et les parents.