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Rescousse

13/04/2018

Convention

Les doyens à la rescousse des syndicats

La Conférence des doyens des facultés d'odontologie vient d'adopter une motion dans laquelle elle apporte son soutien aux syndicats dans le contexte des négociations conventionnelles. Les doyens des facultés dentaires réclament à l'Uncam d'être auditionnés dans le dossier de la nouvelle convention.

Après l'appel des universitaires lancé en mars dernier, les syndicats dentaires reçoivent un deuxième soutien des facultés d'odontologie. Cette fois, c'est la Conférence des doyens qui intervient dans le débat conventionnel avec une motion adoptée au début du mois, pour plaider en faveur d'une valorisation des actes de prévention, de la juste rémunération des soins conservateurs « chronophages » et l'identification de paniers de soins spécifiques pour des pathologies lourdes. Comme les universitaires dans leur courrier, la Conférence des doyens soutient « la revendication d'une prise en charge bucco-dentaire basée sur des faits scientifiques actualisés ». Les doyens appellent ainsi à valoriser « une dentisterie fondée sur la preuve scientifique, à savoir peu invasive et qui, respectant la rigueur des prototocoles, est chronophage, onéreuse et requiert des dispositifs de qualité ».
Dans leur motion, ils précisent par ailleurs que « les niveaux de remboursements ne sont pas neutres et influencent les pratiques professionnelles ». Les doyens insistent par conséquent, eux-aussi, sur la nécessité de recourir aux dernières techniques disponibles, moins invasives, permettant de préserver au maximum les tissus dentaires des patients. « Les actes de restauration dentaire d'aujourd'hui ne peuvent s'orienter vers les thérapeutiques prothétiques extensives du passé », affirment les doyens, ajoutant qu'« identifier en priorité tarifaire les actes prothétiques les plus invasifs priverait les Français d'un accès à cette dentisterie a minima, seule garante de leur état de santé général ».
Les doyens s'affirment d'autant plus concernés par les négociations conventionnelles que les facultés sont appelées à mettre en place le service sanitaire. « Dans cet esprit, la première priorité est une valorisation et un remboursement des actes de prévention que les professionnels assurent par conscience et éthique professionnelle, pour une majorité, sans honoraires définis », indique le texte des doyens qui réclament à l'Union nationale des caisses d'Assurance maladie (Uncam), d'être auditionnés sur le sujet.

Marie Luginsland

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