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02/11/2021

Renforcer la qualité et la sécurité des produits dentaires

Six mois après l’entrée en vigueur du règlement européen sur les dispositifs médicaux, le Comident formule des propositions pour renforcer la qualité et la sécurité des produits dentaires.

« On estime à 55 000 le nombre de références existantes sur le marché dentaire. Un chirurgien-dentiste utilise environ 200 dispositifs médicaux par jour », souligne Pierre-Yves Le Maout, président du Comident. Or, « les technologies évoluent très rapidement et à peine 18,4 % des praticiens ont suivi une formation financée par le DPC ». Pour lui, les évolutions réglementaires comme la loi anti-cadeaux, la révision des règles sur la publicité et le règlement européen sur les dispositifs médicaux ont « sensiblement accru l’encadrement des activités des industries de santé ». Ces évolutions « renforcent le besoin d’un dialogue et d’une approche collaborative renforcés entre les entreprises, prothésistes dentaires, assistants et chirurgiens-dentistes », souligne-t-il.

LE COMIDENT FORMULE PLUSIEURS PROPOSITIONS 

  • Mettre en place, dans la formation initiale et continue des chirurgiens-dentistes, un module dédié aux règles relatives à l’approvisionnement, la qualité, la traçabilité et la sécurité des produits.
  • Systématiser ce dialogue au niveau national en créant une instance sous l’égide des pouvoirs publics réunissant toute la filière (chirurgiens-dentistes, assistants dentaires, prothésistes dentaires, associations de patients, distributeurs et fabricants).
  • Garantir une stabilité juridique aux industriels en évitant une surtransposition des règles européennes, notamment : les nouvelles règles adoptées par l’Union européenne engendrent des coûts de suivi et de mise en conformité importants.
  • Renforcer les moyens de contrôles de l’administration pour lutter contre les risques liés à la commercialisation de produits contrefaits ou de mauvaise qualité, ne répondant pas aux exigences de sécurité inhérentes à des produits de santé.

« Les exigences auxquelles sont confrontées les fabricants ne sont pas du tout perçues par les praticiens. Le chirurgien-dentiste doit être davantage informé sur les dispositifs médicaux et sur le réglementaire », conclut Pierre-Yves Le Maout.

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Anne-Gaëlle Moulun

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